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Sanglier dans la garrigue du massif — Parc national des Calanques, Marseille — © Karim Saari
karim Saari

Le Sanglier des Calanques : un acteur discret mais central de l’écosystème

Quand on évoque la faune du Parc national des Calanques, on pense immédiatement aux oiseaux marins majestueux, au très rare Aigle de Bonelli ou encore aux richesses de la vie sous-marine.. Pourtant, les collines et les garrigues du parc abritent également une faune terrestre riche en mammifères, dont un habitant bien connu de nos massifs : le sanglier. Loin d’être un simple figurant, ce grand mammifère joue un rôle insoupçonné et essentiel dans l’équilibre naturel de ce territoire périurbain.

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Une proie abondante, symbole d’une nature en bonne santé Dans les reliefs escarpés et la végétation rocailleuse des Calanques, le sanglier trouve un environnement très favorable à son développement. Il y est d’ailleurs identifié comme une proie particulièrement abondante. Cette disponibilité en ressources est une excellente nouvelle pour la biodiversité, car elle permet de soutenir la survie de la faune locale au sommet de la chaîne alimentaire.

Le sanglier, menu principal du loup des Calanques L’abondance du sanglier a favorisé un événement écologique majeur : le retour naturel du loup. La présence de cette espèce prédatrice est d’ailleurs le signe d’une bonne santé des écosystèmes et de leur capacité à produire une ressource alimentaire suffisante.

Mais que chasse le loup aux portes de la métropole marseillaise ? Les études scientifiques menées sur le terrain, et plus particulièrement l’analyse de ses fèces, ont livré des conclusions fascinantes : les loups du territoire se nourrissent principalement de sangliers. Ce grand ongulé constitue la base de l’alimentation de la meute locale, complétée, dans une moindre mesure, par des chevreuils. Une dynamique prédateur-proie naturelle s’est ainsi réinstallée, le loup participant à la régulation des populations de sangliers du massif.

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Une espèce également prélevée par la chasse En plus de la prédation naturelle, le sanglier fait partie des espèces régulées par l’homme au sein du parc. La chasse est en effet une pratique traditionnelle autorisée sur environ 64 % du cœur terrestre du Parc national, réunissant près de 800 chasseurs.

Toutefois, la pression cynégétique sur cette espèce reste relative dans ce secteur. En effet, les chasseurs des Calanques se concentrent principalement sur les oiseaux migrateurs et le petit gibier sédentaire (comme la perdrix, le lièvre, le lapin de garenne ou le faisan), tandis que le sanglier n’est chassé que dans une moindre mesure.

En conclusion, La présence du sanglier dans les Calanques est un maillon fondamental de la vie sauvage du massif.. En constituant le garde-manger principal du loup, il permet le maintien d’un super-prédateur sur le territoire et démontre la vitalité fascinante de cette nature sauvage qui résiste, à quelques pas seulement du tumulte urbain.

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Pour aller plus loin : https://karimsaari.com/carte-calanques

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